Par Maggy Gamache
07 avril 2025
Parfois, j’ai l’impression de ne jamais en faire assez.
Je m’égare dans mes pensées parsemées d’anxiété.
Quand, au fond, ce que je réalise,
C’est que je suis exactement là où je suis censée être.
xoxo Maggy
Bref, je termine le bac en psycho et je vous partage ce que j’en pense réellement.
Je ne suis probablement pas la seule à trouver le bac en psycho anxiogène et mêlant. Même si je peux dire que je m’intéresse à la psychologie, je me suis souvent retrouvée exaspérée par tout le cheminement interminable menant au doctorat. J’ai appris beaucoup d’informations sur le tas, voire même par essai-erreur. Dans ce texte, je tenais à partager ce que j’aurais voulu savoir plus tôt, en espérant que cela résonne chez l’un.e de vous.
- Mon plus grand conseil : parler à des étudiant.es au doctorat.
Tout a commencé à prendre plus de sens quand j’ai osé discuter avec des étudiant.es aux cycles supérieurs. Par exemple, poser des questions au monitorat en psychologie m’a permis de découvrir des astuces et des réponses concrètes à mes préoccupations. Cependant, c’est vraiment en échangeant avec des doctorant.es que j’ai pu connaître diverses perspectives et des conseils précieux. Plus précisément, il est pertinent de poser des questions sur la vie dans leurs laboratoires pour voir si ça nous conviendrait !
- J’aurais dû m’impliquer plus tôt dans la vie étudiante
Bon, je sais qu’il faut déjà effectuer 1001 choses durant le bac, mais sincèrement, j’aurais aimé m’impliquer plus tôt dans la vie étudiante. Selon moi, c’est plus qu’une ligne dans son C.V. : ça aide à créer un sentiment d’appartenance et à être plus motivée. Petit rappel qu’on peut faire des activités pour notre plaisir personnel. Par exemple, j’ai arrosé les plantes du pavillon et été barista pour le café, c’était mon « me-time » de la semaine pour décompresser du train quotidien ! Ça me forçait aussi à faire du social. Il y a aussi toutes sortes de comités de l’AGEPSY, alors même si ça peut être intimidant, foncez, hehe !
- Les cours, les notes, les lectures et tout ça !
Je comprends que la cote Z est importante, mais sincèrement ce n’est pas tout ce qui compte (les notes ne définissent pas ta valeur personnelle ♥︎). C’est normal de ne pas aimer tous les cours (pour moi c’étaient les cours de neuro… oups !). Aussi, même si c’est facile de se comparer, on a chacun nos manières de faire. Alors, même si ton ami.e étudie deux mois d’avance et toi trois jours, C’EST CORRECT ! C’est même correct de ne pas effectuer toutes ses lectures. Tu sais ce qui est le mieux pour toi et parfois on doit établir ses priorités selon le niveau de difficulté de chaque cours.
Pour ce qui est des choix de cours, magasine tes cours ! J’aimais regarder sur la page Facebook d’UQAM PSYCHO les opinions des étudiants pour voir le meilleur aménagement possible pour chaque session.
Finalement, j’aurais aimé faire mon atelier d’observation à ma deuxième année, pour prendre le temps de bien intégrer un laboratoire et développer des relations. Pour ce qui est de la fameuse thèse d’honneur, conseil d’ami : commence d’avance, le plus de temps le mieux c’est.
- Les expériences
Pour ce qui est des expériences, une chose en son temps. Pour ne pas se submerger et faire tout en même temps, vas-y un peu par petit peu. Que ce soit bénévole ou rémunéré, il peut être plus simple de commencer par obtenir de l’expérience en intervention. Après pour l’expérience en recherche, c’est de rester à l’affût des offres d’emploi, mais surtout de prendre son courage à deux mains. Même si ça peut sembler bizarre, allez voir les professeurs qui vous intéressent pendant les pauses et présentez-vous ! Parfois, au début de l’été, plusieurs laboratoires recherchent de nouveaux auxiliaires, tu n’as rien à perdre à envoyer un courriel !
Sinon, un élément qui peut être un plus dans son dossier, ce sont les présentations à des congrès scientifiques. L’atelier d’observation peut être une bonne occasion de choisir un laboratoire qui offre cette possibilité !
- Donne-toi le droit
Pour terminer, ce que j’aurais le plus aimé, c’est qu’on me rassure. Tu as le droit de changer d’idées. J’étais persuadée d’aller au profil double (recherche et professionnel). Pourtant, je me suis permise de me demander ce qui était le plus important pour moi. J’ai réalisé que bien que j’avais de l’intérêt pour la recherche, je ne voulais pas être chercheuse. Tu n’as pas à te sentir coupable de ne pas être passionnée par la recherche. Tu as le droit d’être vulnérable. Même si tout le monde a l’air d’être « au-dessus de leurs affaires », je peux te confier que j’ai pleuré souvent et que j’en ai fait des erreurs. On oublie peut-être, mais on est en apprentissage. Aussi, c’est normal de ne pas rentrer dans le moule. Tout le monde a des dossiers différents et c’est ça qui est beau.
Je te souhaite de ne pas oublier ton unicité et d’être doux.ce avec toi-même. Tu vas y arriver.
Corrigé par Véronika Marchenko et Rosalee Bonneau-Harvey
Révisé par Pénélope Caron
Illustration originale par Laurie-Anne Vidori
